Un lave-linge en panne hors garantie fait aujourd’hui l’objet d’une remise immédiate de 50 € sur la facture de réparation. Pas d’avance de frais, pas de dossier : le montant est déduit par le réparateur. En trois ans, ce mécanisme a financé 1 896 996 réparations pour 62,4 millions d’euros. Et pourtant, seuls 27 % des Français y ont spontanément recours.
| Appareil | Bonus déduit |
|---|---|
| Lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge | 50 € |
| Aspirateur | 40 € |
| Réfrigérateur, congélateur, réfrigérateur-congélateur | 25 € |
| Four encastrable, plaque de cuisson, hotte aspirante | 25 € |
| Machine à café tout automatique | 25 € |
| Micro-ondes | 20 € |
| Cafetière à capsules ou à filtre | 15 € |
Source : barème du Bonus Réparation publié par ecosystem. Le dispositif couvre 71 catégories de produits, avec des montants s’échelonnant de 15 à 60 € selon l’appareil.
Le barème récompense d’abord le gros lavage
La hiérarchie des montants n’est pas arbitraire : elle suit grossièrement le coût de la main-d’œuvre et le poids environnemental de l’appareil. Un lave-linge, un lave-vaisselle et un sèche-linge ouvrent droit au montant le plus élevé du gros électroménager courant, 50 €, quand un réfrigérateur ou un four s’arrêtent à 25 €.
Ce n’est pas illogique : une panne de lavage mobilise davantage d’heures de diagnostic et de démontage qu’un remplacement de thermostat sur un appareil de froid. Le bonus vise à faire basculer l’arbitrage du consommateur au moment précis où le devis approche du prix d’un appareil neuf d’entrée de gamme.
Trois ans de dispositif : 1,9 million de réparations financées
Depuis son lancement en décembre 2022, le Bonus Réparation a soutenu 1 896 996 réparations pour un total de 62 446 810 € versés, soit 33 € en moyenne par réparation. Le trio de tête des appareils réparés associe les téléphones portables, les lave-linge et les lave-vaisselle — deux des trois relèvent directement du gros électroménager.
Le réseau compte 8 907 points de réparation labellisés QualiRépar. Le label n’est pas acquis à vie : plus de 200 entreprises en ont été retirées au cours de la seule année 2025, signe d’un contrôle qui se resserre.
Le vrai frein n’est pas l’argent
Les chiffres d’opinion racontent un écart difficile à combler. 91 % des Français ont une bonne image de la réparation, mais 27 % seulement y recourent spontanément. La notoriété progresse — 53 % déclaraient connaître le dispositif en décembre 2025 — sans que le passage à l’acte suive au même rythme.
Le dispositif agit néanmoins sur ceux qui l’utilisent : parmi les bénéficiaires, un consommateur sur deux déclare que le bonus a eu un impact fort, voire décisif, sur sa décision de faire réparer plutôt que de racheter. La barrière est donc informationnelle avant d’être financière : il faut savoir que l’aide existe au moment où l’appareil tombe en panne, c’est-à-dire précisément au moment où l’on cherche un appareil de remplacement.
Ce que disent les chiffres
33 € de bonus moyen sur une réparation d’électroménager, ce n’est pas ce qui décide seul d’un arbitrage à 200 €. Ce qui compte davantage, c’est le signal : l’existence d’un barème public rend le devis lisible et transforme une décision floue en calcul simple. Sur un petit appareil comme une cafetière, les 15 € couvrent une part significative d’une intervention légère ; sur un micro-ondes, les 20 € peuvent suffire à rendre la réparation moins chère que le remplacement.
Trois conditions restent incontournables : l’appareil doit être hors garantie légale et commerciale, la panne doit être éligible — les défauts esthétiques et la maintenance logicielle sont exclus — et l’intervention doit être réalisée par un réparateur labellisé QualiRépar. La remise est ensuite déduite instantanément de la facture.
Questions fréquentes
Faut-il avancer les frais et se faire rembourser ?
Non. Le bonus est déduit directement de la facture par le réparateur labellisé. Il n’y a ni avance ni demande de remboursement à constituer.
Un appareil encore sous garantie est-il éligible ?
Non. Le dispositif s’applique aux appareils qui ne sont plus couverts par une garantie légale ou commerciale. Une panne sous garantie relève du vendeur ou du fabricant, sans frais.
Le bonus s’applique-t-il à une réparation faite soi-même ?
Non. L’intervention doit être réalisée par un professionnel titulaire du label QualiRépar, qui déclare la réparation à l’éco-organisme.
Combien d’appareils sont concernés ?
Le dispositif couvre 71 catégories de produits électriques et électroniques, avec des montants allant de 15 à 60 € selon la catégorie.
Méthode : cette page reprend les montants et les données publiés par ecosystem, éco-organisme agréé de la filière. Elle est mise à jour à chaque révision du barème. Notre méthodologie.