En bref : un épilateur se choisit d'abord selon la méthode : l'épilateur électrique arrache le poil à la racine avec des pinces, la lumière pulsée (IPL) vise le pigment du poil pour en freiner la repousse, la tondeuse coupe sans arracher. La lumière pulsée ne convient pas à toutes les peaux ni à toutes les couleurs de poils, et demande des précautions. Viennent ensuite les zones à traiter, l'usage sous la douche, l'autonomie et les accessoires. Le classement ci-dessous compare les modèles sur ces critères.
Les critères qui font vraiment la différence
Les zones à traiter
Jambes, aisselles, maillot et visage ne demandent pas la même tête. Les modèles livrés avec plusieurs embouts (tête large pour les jambes, tête étroite ou tondeuse pour le maillot, accessoire visage) évitent d'acheter un second appareil. Vérifiez dans la fiche quels embouts sont fournis.
L'usage à sec ou sous la douche
Un épilateur étanche, dit « wet & dry », s'utilise sous la douche ou dans le bain. C'est pratique si vous préférez vous épiler au bain ; un appareil filaire, lui, s'utilise uniquement à sec.
L'autonomie et la charge
Un modèle sans fil se manie mieux, mais regardez l'autonomie annoncée et le temps de charge. Un modèle filaire ne tombe jamais à plat en cours de séance.
Pour la lumière pulsée : la fenêtre et les réglages
La taille de la fenêtre de flash joue sur la durée d'une séance, et les niveaux d'intensité permettent d'adapter le traitement à la peau. Si un modèle annonce un capteur de teint, la notice précise ce qu'il fait réellement. Le nombre de flashs annoncé indique la durée de vie de la lampe, pas l'efficacité.
Lumière pulsée : ce qu'il faut savoir avant d'acheter
L'IPL agit par la mélanine, le pigment du poil. C'est pourquoi elle fonctionne mal sur les poils peu pigmentés et comporte un risque de brûlure ou de taches sur une peau riche en mélanine. Philips le rappelle dans sa page sur les risques et contre-indications de la lumière pulsée : les peaux très foncées sont la première contre-indication, et il ne faut pas flasher directement les grains de beauté ni les taches de naissance. Un dermatologue peut vous conseiller si vous en avez beaucoup.
L'ANSES a publié en 2021 un avis sur les risques associés aux épilateurs à lumière pulsée. Parmi les contre-indications qu'il recense : la grossesse et l'allaitement, un tatouage sur la zone, les phototypes V et VI, les poils dépigmentés, l'exposition au soleil avant ou après la séance, et l'épilation des sourcils. L'avis décrit aussi des lésions oculaires après des flashs dirigés vers l'œil, et recommande le port de lunettes de protection, y compris pour les appareils domestiques. Il signale enfin que l'IPL peut modifier l'aspect des grains de beauté et gêner la surveillance d'un mélanome.
- Faites le test de peau prévu par la notice sur une petite zone avant la première séance.
- Ne traitez jamais près des yeux et ne regardez pas le flash.
- Ne comptez pas sur un résultat définitif : la lumière pulsée réduit la repousse au fil des séances, et le calendrier d'entretien se suit selon la notice.
- En cas de doute (traitement médical, maladie de peau, grains de beauté nombreux), demandez l'avis de votre médecin avant de commencer.
Entretenir son appareil
Nettoyez la tête d'épilation après chaque usage avec la brosse fournie, ou sous l'eau si le modèle est étanche. Pour un appareil IPL, nettoyez la fenêtre de flash comme l'indique la notice et n'utilisez pas un appareil endommagé. Rechargez l'appareil selon la notice et rangez-le au sec.
Les questions à se poser avant d'acheter
- Quelles zones voulez-vous traiter : jambes, maillot, aisselles, visage ?
- Vos poils sont-ils assez foncés, et votre peau assez claire, pour la lumière pulsée ?
- Êtes-vous enceinte, allaitez-vous, ou avez-vous un tatouage sur la zone ?
- Préférez-vous vous épiler sous la douche ou à sec ?
- Un modèle sans fil vous est-il utile, et quelle autonomie vous faut-il ?