Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : très correct pour ce qu’il propose
Design et ergonomie : pas tape-à-l’œil, mais bien pensé pour la ville
Batterie et autonomie : 120 km annoncés, mais en vrai c’est un peu moins
Confort : très correct pour la ville, quelques limites sur les mauvais revêtements
Finition et durabilité perçue : solide dans l’ensemble, quelques détails à surveiller
Performance et moteur : le couple de 70 Nm fait vraiment la différence
Présentation générale : ce qu’on achète vraiment
Points Forts
- Moteur central 250 W / 70 Nm avec capteur de couple, très agréable en côte et en relance
- Freins à disque hydrauliques efficaces et rassurants, même sous la pluie
- Position confortable (cadre bas, guidon courbé, potence réglable) adaptée aux trajets quotidiens
Points Faibles
- Finition et composants secondaires (poignées, pédales, garde-boue) un peu basiques
- Autonomie réelle inférieure aux 120 km annoncés dès qu’on utilise un peu l’assistance
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Touroll |
| Type de vélo | Vélo électrique |
| Type de frein | Disque |
| Couleur | Gris |
| Taille du cadre | 27.5" |
| Type de matériau | Aluminium |
| Suspension | Suspension fourche |
| Composants inclus | Manuel d'utilisation, Chargeur, Trousse d'outil |
Un VAE urbain qui coche (presque) toutes les cases sur le papier
Je vais être clair : je ne suis pas mécano vélo, juste un gars qui roule tous les jours pour aller au boulot et faire les courses. J’ai testé le Touroll Urbano 3 pendant une bonne quinzaine de jours, principalement en ville, avec quelques côtes bien pénibles et un peu de piste cyclable défoncée. Sur le papier, le truc est bien équipé : moteur central 250W / 70 Nm, freinage hydraulique, batterie annoncée à 120 km, fourche suspendue, cadre bas. C’est pile le genre de fiche technique qui fait envie quand tu cherches un vélo électrique sérieux sans partir sur du très haut de gamme.
Concrètement, je l’ai utilisé comme un vrai vélo du quotidien : trajets domicile-boulot (environ 12 km aller-retour), petites courses avec un sac à dos un peu chargé, et deux sorties plus longues le week-end. Je ne l’ai pas ménagé niveau relief : quelques montées bien raides, du pavé, des trottoirs à monter/descendre, bref un usage réaliste. Mon avis n’est pas basé sur trois tours de pâté de maisons, mais sur un usage où tu vois vite ce qui va et ce qui agace au quotidien.
Ce qui m’a motivé à le tester, c’est surtout le combo moteur central + freins hydrauliques à ce niveau de prix. En général, dans cette gamme, tu as plutôt du moteur roue arrière et parfois encore du frein mécanique. Là, Touroll essaie clairement de proposer un vélo plus sérieux pour un budget encore raisonnable. Je ne vais pas faire de roman de marketing : soit ça roule bien et c’est pratique, soit c’est un nid à compromis.
Globalement, après ces deux semaines, mon ressenti est plutôt positif, mais ce n’est pas parfait non plus. Il y a des trucs vraiment bien pensés pour un usage urbain, et quelques détails un peu cheap ou mal finis qui rappellent qu’on n’est pas sur un vélo à 3 000 €. Je vais détailler point par point, mais si tu cherches un VAE pour la ville avec un moteur qui aide vraiment en côte, celui-là mérite clairement qu’on s’y attarde.
Rapport qualité-prix : très correct pour ce qu’il propose
Niveau rapport qualité-prix, l’Urbano 3 est plutôt bien placé. Pour un VAE avec moteur central, 70 Nm, freins hydrauliques, batterie amovible correcte et équipement urbain complet, on est sur un tarif qui reste raisonnable par rapport à ce qu’on voit chez des marques plus connues. Tu trouves des vélos moins chers, oui, mais souvent avec moteur roue arrière, freins mécaniques, ou une batterie plus petite. Là, Touroll a mis le paquet sur les éléments qui changent vraiment la vie au quotidien : le moteur, les freins, la position.
Si je compare avec des VAE urbains de grandes marques (type Bosch/Shimano en moteur central) vendus en magasin spécialisé, on est souvent 500 à 1 000 € au-dessus pour des specs comparables. Tu payes la marque, le réseau de SAV, la revente plus facile, etc. Avec Touroll, tu fais des économies, mais tu acceptes de passer par un achat en ligne, un SAV probablement moins local, et une revente potentiellement un peu plus compliquée plus tard. À toi de voir ce qui compte le plus pour toi.
Pour quelqu’un qui veut un vélo utilitaire sérieux sans exploser le budget, je trouve que ça a du sens. Tu as un moteur agréable, un freinage rassurant, une autonomie suffisante pour la plupart des usages, et un confort correct. Les concessions se font surtout sur la finition, les petits composants (poignées, pédales, garde-boue), et le côté "image de marque". Si tu t’en fiches d’avoir un logo ultra connu sur le cadre, l’Urbano 3 est une option cohérente.
Pour moi, le rapport qualité-prix est donc bon à très bon, à condition d’être conscient de ce que tu achètes : un VAE bien équipé techniquement, mais pas un objet premium. Si tu es bricoleur ou que tu acceptes l’idée de changer 2–3 petites pièces avec le temps, tu peux te faire un vélo de ville vraiment correct pour un budget contenu.
Design et ergonomie : pas tape-à-l’œil, mais bien pensé pour la ville
Niveau look, l’Urbano 3 ne cherche pas à faire le show. Le cadre gris est assez sobre, avec un style plutôt classique de vélo de ville moderne. Perso, j’aime bien : ça ne attire pas trop l’attention, ce qui est plutôt un avantage quand tu dois le laisser attaché dehors. Le cadre open-step (tube central bas) est vraiment pratique : tu montes et descends sans lever la jambe, que tu sois en jean serré, en jupe ou avec un sac à dos bien chargé. Pour un usage quotidien, ce détail change la vie.
Le poste de pilotage est clairement orienté confort : guidon légèrement courbé vers l’arrière, potence réglable en hauteur et en inclinaison, selle réglable facilement. J’ai pu assez vite trouver une position droite, sans avoir mal au dos ni aux poignets, même après 30–40 minutes de trajet. Le guidon courbé permet de garder les bras un peu rapprochés, ce qui limite la fatigue sur les longues lignes droites. C’est le genre de truc que tu ne remarques pas au début, mais au bout de quelques jours tu vois que tu arrives moins cassé au boulot.
Les commandes sont globalement bien placées : shifter à droite pour les vitesses, commande d’assistance à gauche. L’écran est lisible, même en plein soleil, même si le design est un peu basique. Pas de couleurs ni d’animations, juste les infos utiles. Ça fait le job. Un détail un peu moins cool : les câbles sont assez visibles à l’avant. Rien de dramatique, mais sur certains VAE plus chers, c’est mieux intégré. Là, on sent que l’objectif était plus fonctionnel qu’esthétique.
Au niveau intégration de la batterie, elle est placée sur le tube diagonal, avec une serrure pour la retirer. Visuellement, ça reste correct, même si on voit bien que c’est un VAE et pas un vélo classique. Perso, ça ne me dérange pas, mais si tu cherches un truc ultra discret, ce n’est pas le cas. Globalement, le design est sobre, pratique, orienté confort. Pas de gros défaut, pas de gros effet "waouh" non plus. Ça ressemble à un outil de transport, pas à un objet de déco, et pour un vélo de tous les jours, ça me va très bien.
Batterie et autonomie : 120 km annoncés, mais en vrai c’est un peu moins
La batterie de l’Urbano 3 est une 468 Wh amovible. Touroll annonce jusqu’à 120 km d’autonomie, mais comme d’hab, ça dépend énormément de ton poids, du relief, du vent, du niveau d’assistance et de ta façon de pédaler. Dans mon cas (environ 80 kg, ville avec quelques bonnes côtes, sac à dos, assistance la plupart du temps en mode 2–3), j’ai tourné plutôt autour de 60–80 km avant de me sentir obligé de recharger. Donc on est à peu près à la moitié de la promesse, ce qui est assez classique sur ce genre d’annonce commerciale.
Concrètement, j’ai pu faire une semaine de trajets domicile-boulot (environ 12 km par jour) sans recharger, en faisant un peu gaffe à ne pas rester tout le temps en mode 5. En fin de semaine, il restait encore un peu de batterie, mais je préférais recharger pour être tranquille. Pour quelqu’un qui fait 10–15 km par jour en ville, tu peux largement tenir plusieurs jours sans te prendre la tête. Si tu fais des longues balades le week-end, là il faudra anticiper un peu plus ou rester sur des modes d’assistance plus bas.
Le fait que la batterie soit amovible est vraiment pratique : tu peux laisser le vélo au garage ou dans une cour et monter la batterie chez toi pour la charger. Le verrouillage avec clé est basique mais fonctionne. La prise de charge est accessible, même si le petit capuchon en caoutchouc fait un peu cheap, à voir sur la durée. Le temps de charge complet tourne autour de 5–6 heures avec le chargeur fourni, ce qui est dans la norme.
Globalement, je dirais que la batterie offre une autonomie suffisante pour un usage urbain régulier. Si tu espères vraiment 120 km en usage réel avec des côtes et de l’assistance moyenne/forte, tu risques d’être déçu. Par contre, pour aller au boulot, faire des courses, et quelques sorties de 30–40 km, ça fait largement le job. Le fait de pouvoir éventuellement acheter une deuxième batterie pour les longues sorties est un plus, même si ça rajoute un coût non négligeable.
Confort : très correct pour la ville, quelques limites sur les mauvais revêtements
Sur le confort, l’Urbano 3 s’en sort franchement bien pour de l’urbain. La position de conduite est droite, on ne se retrouve pas penché comme sur un VTT. Au bout d’une semaine de trajets quotidiens, je n’avais ni mal au dos, ni aux épaules, ce qui n’est pas toujours le cas avec certains vélos plus sportifs. La selle d’origine est correcte : un peu ferme au début, mais je m’y suis fait. Si tu es très sensible de ce côté-là, tu pourras toujours la remplacer, mais ce n’est pas une catastrophe comme sur certains vélos bas de gamme.
La fourche suspendue fait le boulot sur les nids-de-poule, les pavés et les bordures prises un peu vite. On sent clairement la différence par rapport à un vélo rigide quand on passe sur des plaques d’égout ou des petites irrégularités. Elle a un système de verrouillage : utile si tu roules sur des routes bien lisses et que tu veux éviter le pompage au pédalage. Sur mes trajets, j’ai surtout roulé en mode déverrouillé, et ça reste stable, même en freinage. Par contre, ne t’attends pas à une suspension de VTT haut de gamme : sur les gros chocs ou chemins vraiment défoncés, ça tape un peu quand même.
Les pneus en 27,5" avec une section adaptée à la ville absorbent aussi une partie des vibrations. On n’est pas sur des pneus ultra fins de route, donc tu peux monter un trottoir raisonnable sans trembler pour ta jante à chaque fois. La combinaison fourche + pneus + position droite donne un ensemble assez confortable pour faire 15–20 km sans finir rincé. Dans les virages, le vélo reste stable, même avec un sac à dos un peu lourd. Je n’ai pas senti de flex bizarre du cadre, même en me levant sur les pédales en côte.
Le seul point un peu moyen pour moi, c’est les poignées : elles sont basiques, pas spécialement ergonomiques. Au bout de 30–40 minutes, on commence à sentir un peu la pression dans les mains. Rien de dramatique, mais c’est l’un des premiers trucs que je changerais si je gardais le vélo longtemps. Globalement, pour un usage urbain, le confort est plus que correct : ce n’est pas un fauteuil roulant, mais pour aller au boulot tous les jours, faire des détours et quelques sorties le week-end, ça passe très bien.
Finition et durabilité perçue : solide dans l’ensemble, quelques détails à surveiller
Sur deux semaines, je ne peux pas te dire comment le vélo va vieillir sur 5 ans, mais on peut déjà parler de qualité perçue. Le cadre en aluminium paraît costaud, aucune flexion bizarre, même en danseuse ou avec un sac bien chargé. Les soudures ne sont pas les plus jolies du marché, mais ça reste propre. Pas de grincements suspects après quelques jours sous la pluie et quelques trottoirs montés un peu à l’arrache. Pour l’instant, la base semble saine.
Les freins hydrauliques inspirent confiance. Le levier est progressif, la puissance est là, même sous la pluie. C’est clairement un plus pour la sécurité et aussi pour la durabilité, car les freins hydrauliques demandent en général moins de réglages permanents que les mécaniques (même s’il faudra purger un jour). Les disques ne se sont pas voilés malgré quelques freinages appuyés. On n’est pas sur du matériel de descente, mais pour de la ville, c’est largement suffisant.
Les composants plus "cheap" qu’on repère vite : les pédales en plastique basiques, les poignées un peu moyennes, et quelques pièces de visserie qui ne respirent pas le très haut de gamme. Ce n’est pas dramatique, mais si tu roules tous les jours, tu finiras peut-être par changer 2–3 trucs à ta sauce. La peinture du cadre a bien tenu sur ces deux semaines, malgré quelques frottements contre un arceau vélo. À voir sur plusieurs années si ça ne s’écaille pas trop vite, mais pour l’instant, rien d’alarmant.
La batterie tient bien dans son logement, pas de jeu gênant ni de cliquetis, ce qui est un bon point. Les garde-boue en plastique font un peu "entrée de gamme", mais ils ne vibraient pas trop, même sur route dégradée. En gros, on sent que le vélo est pensé pour rouler souvent, pas juste pour sortir une fois par mois. C’est pas du matos de marque premium, mais ça ne fait pas jouet non plus. Si tu l’entretiens un minimum (graissage, pression des pneus, contrôle des vis), je ne vois pas de raison que ça se désagrège rapidement.
Performance et moteur : le couple de 70 Nm fait vraiment la différence
Là où l’Urbano 3 se démarque clairement, c’est sur la partie moteur central + capteur de couple. On est sur un 250 W annoncé avec 70 Nm de couple, et honnêtement, ça se sent. En côte, ça grimpe sans forcer tant que tu joues un minimum avec les vitesses. Comparé à un VAE à moteur dans la roue arrière que j’utilisais avant, la sensation est beaucoup plus naturelle : l’assistance se cale sur la force que tu mets dans les pédales, pas juste sur le fait que tu pédales ou pas.
Les 5 niveaux d’assistance (avec des vitesses cibles autour de 12/15/18/21/25 km/h) permettent d’adapter assez finement l’effort. En ville, je me suis retrouvé la plupart du temps en mode 2 ou 3. Le mode 1 est vraiment léger, utile sur du plat pour économiser la batterie. Le mode 4 et surtout 5 envoient bien pour les montées ou quand tu es pressé. Le passage d’un niveau à l’autre est fluide, pas de gros à-coups. On n’a pas cette sensation de "scooter" où le vélo part tout seul : tu sens que c’est toi qui restes aux commandes.
En relance, par exemple en sortie de feu rouge, le moteur réagit assez vite. Il y a un très léger délai au démarrage, mais rien de gênant. Une fois lancé, maintenir les 25 km/h sur le plat est facile, même sans se mettre dans le rouge. En côte, le vélo garde une bonne vitesse tant que tu restes dans une vitesse adaptée. Si tu restes en braquet trop dur, tu sens que le moteur force et c’est moins agréable. Bref, ça reste un vélo, il faut accepter de changer de vitesse comme sur un vélo normal.
Pour résumer, côté performance, c’est très sérieux pour un usage urbain et périurbain. Tu ne vas pas battre des records de vitesse (25 km/h d’assistance, point), mais tu montes les côtes sans arriver en nage, même avec un sac chargé. Par rapport à d’autres VAE entrée/milieu de gamme en moteur roue arrière, je trouve que le moteur central apporte un vrai plus en sensations et en efficacité, surtout en montée. Pour moi, c’est clairement l’un des gros points forts de ce modèle.
Présentation générale : ce qu’on achète vraiment
L’Urbano 3, c’est un vélo électrique de ville 27,5" avec un cadre bas (open-step), un moteur central de 250 W annoncé à 70 Nm de couple, une batterie de 468 Wh amovible, une transmission 7 vitesses et des freins à disque hydrauliques. En gros, c’est pensé pour un usage urbain et périurbain, pas pour faire du VTT engagé ni pour battre des records sur route. Le vélo arrive bien emballé, avec les outils et un manuel plutôt clair. Le montage m’a pris environ 45 minutes en prenant mon temps : roue avant, guidon, pédales, réglage de la selle, rien de sorcier.
Sur la balance, on sent que ce n’est pas un poids plume. Comme beaucoup de VAE de cette catégorie, on tourne autour des 24–26 kg (je n’ai pas de balance ultra précise, mais c’est dans cet ordre-là). Pour rouler, ce n’est pas gênant grâce au moteur, mais pour le porter dans des escaliers ou le monter dans un appart sans ascenseur, il faut le savoir. Le cadre en aluminium donne une impression de solidité correcte, sans faire jouet. Les soudures ne sont pas les plus propres du marché, mais rien de choquant.
Côté équipement, on a l’essentiel pour un usage quotidien : garde-boue, béquille, éclairage (alimenté par la batterie), porte-bagages arrière utilisable avec des sacoches. La transmission 7 vitesses est basique mais suffisante pour de la ville : ce n’est pas un groupe haut de gamme, mais ça change de vitesse proprement si on ne bourrine pas trop en côte. L’écran de contrôle est simple, avec 5 niveaux d’assistance et l’affichage de la vitesse, du niveau de batterie, etc. Pas de gadget connecté, pas d’appli, et franchement ça ne m’a pas manqué.
En résumé, sur la partie "ce qu’on a pour le prix", l’Urbano 3 est plutôt bien placé : moteur central + freins hydrauliques + batterie correcte + équipements urbains de base. On voit que Touroll a mis le budget dans les éléments importants pour rouler, et un peu moins dans la finition et les petits détails. Pour quelqu’un qui veut un vélo utilitaire avant tout, ça se tient. Si tu es très pointilleux sur la finition premium, tu vas voir quelques limites.
Points Forts
- Moteur central 250 W / 70 Nm avec capteur de couple, très agréable en côte et en relance
- Freins à disque hydrauliques efficaces et rassurants, même sous la pluie
- Position confortable (cadre bas, guidon courbé, potence réglable) adaptée aux trajets quotidiens
Points Faibles
- Finition et composants secondaires (poignées, pédales, garde-boue) un peu basiques
- Autonomie réelle inférieure aux 120 km annoncés dès qu’on utilise un peu l’assistance
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Touroll Urbano 3 m’a laissé une impression globalement positive. Ce n’est pas un vélo parfait, mais pour un usage urbain quotidien, il coche les cases importantes : moteur central coupleux qui aide vraiment en côte, freins hydrauliques rassurants, position confortable, batterie amovible avec une autonomie suffisante pour plusieurs jours de trajets boulot/maison. On sent que le vélo a été pensé comme un vrai moyen de transport, pas juste comme un gadget.
Les points plus faibles sont surtout du côté de la finition et de certains composants un peu basiques : poignées, pédales, garde-boue qui font un peu "économie", câbles assez visibles, promesse d’autonomie un peu optimiste. Rien de rédhibitoire, mais il faut le savoir. Si tu cherches un objet très premium ou un service après-vente local en boutique, il vaut mieux regarder des marques plus installées, quitte à payer plus cher.
Pour moi, ce vélo est fait pour quelqu’un qui veut un VAE sérieux pour la ville ou la périphérie, avec des côtes à monter et des trajets réguliers, sans claquer le prix d’un modèle de grande marque. Si tu es prêt à accepter quelques concessions sur la finition et que tu privilégies le moteur, le freinage et le confort de roulage, l’Urbano 3 est une option franchement intéressante. Ceux qui devraient passer leur chemin : les gros maniaques de la finition, ceux qui roulent beaucoup sur chemins très dégradés, ou ceux qui veulent un vélo ultra léger à porter tous les jours dans les escaliers.