Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : cohérent si tu exploites vraiment la rôtissoire
Design et prise en main : simple, un peu massif mais bien pensé
Confort d’utilisation et nettoyage au quotidien
Matériaux, finitions et durabilité ressentie
Performances de cuisson : ça chauffe bien et ça cuit de façon assez homogène
Présentation : un four d’appoint qui joue dans la cour des grands
Points Forts
- Bonne qualité de cuisson avec chaleur tournante et 4 résistances inox
- Rôtissoire motorisée efficace pour un poulet bien rôti
- Capacité 42 L suffisante pour un usage quasi « four principal » dans une petite cuisine
Points Faibles
- SAV et réponse du fabricant jugés faibles par certains utilisateurs
- Ampoule intérieure qui peut claquer rapidement et doit être remplacée à ses frais
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Rommelsbacher |
| Référence | BG 1805/E |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 37 x 28 x 16 cm; 10,81 kilogrammes |
| Numéro du modèle de l'article | BG 1805/E |
| Type d'installation | Freistehend |
| Particularités | Chauffage Rapide |
| Couleur | Noir |
| Tension | 230 |
Un mini-four qui fait vraiment office de « vrai » four ?
Je cherchais un four d’appoint qui ne soit pas juste un grille-pain amélioré, mais un truc avec lequel je peux vraiment cuisiner au quotidien : poulet rôti, gratins, pizzas, gâteaux… sans avoir besoin d’un gros four encastrable. Le Rommelsbacher BG 1805/E m’a attiré parce qu’il a une vraie capacité (42 L), la chaleur tournante, une rôtissoire, et qu’il reste compact. Sur le papier, ça ressemble au four « tout-en-un » pour petite cuisine ou pour compléter un vieux four capricieux.
Je l’ai utilisé comme four principal pendant plusieurs semaines, pour tout : poulets à la broche, lasagnes, légumes rôtis, pizzas, gâteaux simples, surgelés, réchauffage de plats. L’idée, c’était de voir si on peut vraiment s’en contenter au quotidien, ou si ça reste un gadget qui finit au fond du plan de travail. Globalement, je peux déjà dire qu’il fait le job, mais il y a quelques limites à connaître avant d’acheter.
Ce qui m’a surpris dès le début, c’est la montée en température assez rapide pour un appareil de ce format. On n’est pas exactement au niveau d’un gros four pyrolyse, mais pour 1800 W ça chauffe bien. Par contre, il faut accepter quelques compromis : taille des plats, gestion des niveaux, bruit de la rôtissoire, et l’absence de fonctions « modernes » type affichage digital ou pré-réglages automatiques. Ici, c’est du tout manuel avec des boutons.
Dans ce test, je vais être clair : ce four n’est pas parfait, mais il est franchement pas mal pour ceux qui ont peu de place ou qui veulent une rôtissoire à la maison. Je vais détailler ce que j’ai aimé, ce qui m’a un peu agacé, et pour quel profil d’utilisateur ce Rommelsbacher a du sens. Si tu cherches un avis sans langue de bois, on est dans le bon format.
Rapport qualité-prix : cohérent si tu exploites vraiment la rôtissoire
En termes de rapport qualité-prix, ce Rommelsbacher se positionne un peu au-dessus des mini-fours basiques, mais il offre aussi plus de choses : vraie rôtissoire motorisée, cavité de 42 L, chaleur tournante, éclairage, double vitrage, plusieurs niveaux, accessoires fournis. Si tu compares avec des mini-fours premier prix qui font juste résistance du haut + bas sans ventilation, le surcoût se justifie clairement par les fonctions et le confort d’usage.
Là où la valeur devient intéressante, c’est si tu l’utilises comme four principal dans un petit logement ou comme deuxième four pour les grosses sessions de cuisine (genre Noël, repas de famille). Dans ce cas, tu rentabilises vraiment l’investissement : poulets à la broche maison, gratins pendant que l’autre four fait un dessert, etc. Si c’est juste pour réchauffer des pizzas surgelées une fois par semaine, honnêtement, tu peux trouver moins cher qui fera l’affaire.
Il faut aussi prendre en compte la durée de vie probable. Vu la construction et les retours d’utilisateurs sur plusieurs années, on n’est pas sur un appareil jetable au bout de 12 mois. Si tu le gardes 4-5 ans en usage régulier, le coût à l’année reste raisonnable. Le vrai bémol sur la valeur, c’est le SAV apparemment pas très réactif pour certains (ampoule grillée, plat abîmé à la livraison). Si tu tombes sur un souci et que tu dois gérer ça tout seul, ça plombe un peu l’impression globale.
Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est bon si tu cherches un appareil polyvalent avec rôtissoire et que tu comptes vraiment t’en servir souvent. Ce n’est pas le moins cher du marché, mais ce n’est pas non plus du luxe hors de prix. C’est un investissement raisonnable pour quelqu’un qui cuisine régulièrement et qui manque de place pour un gros four encastrable.
Design et prise en main : simple, un peu massif mais bien pensé
Niveau design, on est sur quelque chose de sobre : façade noire, poignée en inox, grande vitre. Ça ne fait pas jouet, et ça ne hurle pas non plus « produit de luxe ». Honnêtement, ça passe bien dans une cuisine classique, que ce soit moderne ou un peu plus basique. Les trois boutons en façade sont clairs : température, fonction, minuterie. Même sans lire la notice, on comprend assez vite qui fait quoi. Pour quelqu’un qui n’aime pas les interfaces tactiles compliquées, c’est un bon point.
Le four lui-même est un peu plus profond que certains mini-fours basiques, mais c’est logique vu la capacité de 42 L. Sur mon plan de travail, il prend de la place, mais ça reste gérable. Par contre, si tu as une mini cuisine de studio, il faut mesurer avant. Un détail que j’ai apprécié : les quatre niveaux d’insertion. Ça permet de mieux gérer la hauteur selon ce que tu cuisines (pizza plus proche de la résistance du haut, gratin au milieu, gros rôti un peu plus bas). On n’a pas toujours ça sur les petits fours.
L’éclairage intérieur est un vrai plus. Ça paraît bête, mais pouvoir voir la couleur d’un poulet ou d’une pizza sans ouvrir la porte, ça évite de perdre de la chaleur et ça rend la cuisson plus précise. La poignée de la porte reste manipulable sans se brûler, même après une cuisson à haute température. On sent que la porte est double vitrage, ça isole un minimum, même si l’extérieur du four chauffe quand même (faut pas coller un torchon dessus).
En termes d’ergonomie, la minuterie mécanique de 120 minutes fait le job. On tourne, ça clique, et ça sonne à la fin. Pas hyper précis à la minute près, mais suffisant pour la plupart des recettes. Le seul truc un peu old-school, c’est l’absence de repères ultra détaillés sur la molette de température : on a les grandes valeurs, mais si tu veux du 185 °C précis, ce n’est pas une machine de labo. Globalement, le design est pratique et lisible, sans fioritures. Pour moi, c’est adapté à un usage quotidien sans prise de tête.
Confort d’utilisation et nettoyage au quotidien
Au quotidien, ce four est simple à vivre. On tourne les boutons, on lance, et c’est tout. Pas de menus, pas de bip dans tous les sens, pas de codes d’erreur. Pour quelqu’un qui veut juste cuire un poulet ou une pizza sans réfléchir, c’est agréable. La minuterie de 120 minutes est largement suffisante pour la plupart des plats, et on peut aussi la mettre en position « continu » si on veut gérer le temps soi-même.
Niveau bruit, en mode four classique avec chaleur tournante, le ventilateur est audible mais pas gênant. J’ai cuisiné en ayant une discussion dans la cuisine, sans devoir parler plus fort. La rôtissoire fait un bruit mécanique léger, mais rien de dramatique. On est loin des mini-fours qui font un bruit d’avion au décollage. Pour l’odeur, lors de la première mise en route, comme souvent, il y a eu une petite odeur de neuf/brûlé, mais ça a disparu après un préchauffage à vide et une première cuisson.
Pour le nettoyage, la porte démontable est un vrai plus. Pouvoir la retirer pour nettoyer les vitres, c’est pratique, surtout si tu fais souvent des rôtis qui éclaboussent. Le plateau ramasse-miettes en bas évite que tout tombe directement dans le fond. Un coup d’éponge de temps en temps, et ça reste propre. La cavité antiadhésive facilite vraiment la vie, mais il faut quand même s’en occuper régulièrement, sinon la graisse finit par cuire et coller.
Le seul truc un peu moins confortable, c’est la gestion des accessoires chauds. La plaque et la grille n’ont pas de poignées intégrées, donc il faut utiliser les poignées séparées fournies (ou des gants de four). On s’y fait, mais la première fois on peut chercher un peu. Autre point : l’ampoule intérieure, si elle claque comme chez certains, c’est pénible de perdre l’éclairage, surtout quand on a pris l’habitude de surveiller visuellement sans ouvrir. En résumé, pour l’usage de tous les jours, le confort est bon : facile à utiliser, facile à nettoyer, avec quelques petits détails perfectibles.
Matériaux, finitions et durabilité ressentie
Au niveau des matériaux, on est sur un mélange d’acier inoxydable et de surfaces peintes en noir. L’ensemble donne une impression de solidité correcte, sans être un tank non plus. Le four fait un peu plus de 10 kg, donc ce n’est pas une coquille vide. Quand on ouvre et ferme la porte, ça ne sonne pas creux, la charnière tient bien et ne donne pas l’impression qu’elle va lâcher au bout de 6 mois.
La cavité intérieure est recouverte d’un revêtement antiadhésif. C’est pratique pour le nettoyage basique : les projections de gras se retirent avec une éponge non abrasive et un peu de produit vaisselle. Il faut par contre éviter les grattoirs métalliques ou les produits trop agressifs, sinon ça risque de s’abîmer avec le temps. La plaque émaillée fournie est correcte : elle résiste bien à la chaleur, mais j’ai vu des retours où certains ont reçu un plat avec un coup. Clairement, le contrôle qualité ou le transport ne sont pas parfaits à chaque fois.
La grille est chromée, assez rigide, elle ne se tord pas quand on pose un plat lourd dessus. La broche de rôtisserie est en métal, avec une poignée séparée pour l’attraper sans se brûler. Ça fait un peu « matériel de rôtissoire de marché » en miniature, ce qui est plutôt rassurant. Les quatre résistances en inox inspirent aussi confiance, c’est plus sérieux que certaines résistances bas de gamme qu’on voit rouiller en deux ans.
Sur la durabilité, difficile de juger sur quelques semaines, mais quand je regarde les avis de gens qui l’ont depuis 2-3 ans, le retour général est que le four tient bien dans le temps et continue de chauffer correctement. Par contre, un point noir revient : la petite ampoule intérieure qui peut claquer rapidement, et un SAV pas hyper réactif. Donc les matériaux principaux sont sérieux, mais les petits composants (ampoule, éventuellement accessoires) ne sont pas forcément au même niveau de soin. Globalement, pour le prix et la catégorie, le ressenti est « solide et sérieux », sans être du matériel pro.
Performances de cuisson : ça chauffe bien et ça cuit de façon assez homogène
Côté performances, c’est là que ce Rommelsbacher m’a le plus convaincu. La montée en température est rapide pour un appareil de 1800 W. Pour une pizza à 220 °C, j’ai trouvé qu’il était prêt en gros en 10-12 minutes, ce qui est correct. Les résistances en inox (4 au total) distribuent bien la chaleur, surtout avec la fonction air pulsé. Pour des gratins, des lasagnes, des légumes rôtis, j’ai obtenu des cuissons bien dorées sur le dessus, sans zones complètement cramées.
En chaleur tournante, la cuisson est assez homogène d’un bord à l’autre de la plaque. J’ai testé un gâteau simple (type quatre-quarts) : le centre était cuit correctement, pas de gros creux ni de partie crue, ce qui est souvent le point faible des petits fours. Sur les pizzas (surgelées et maison), la pâte était bien cuite en dessous sans être sèche, et le dessus gratiné comme il faut. On est sur un niveau « four normal », pas sur un grille-pain qui brûle le dessus et laisse le dessous blanc.
La fonction rôtissoire est clairement un des points forts. Un poulet entier tourne sans toucher les parois, la peau devient bien dorée et croustillante, et l’intérieur reste juteux si on ne le laisse pas trois heures. Le moteur de la broche fait un léger bruit, mais rien de gênant. Par contre, il faut s’habituer à la manipulation de la broche : il faut bien la centrer pour éviter que ça frotte. Une fois le coup pris, ça va. Les graisses tombent dans la plaque en dessous, ce qui limite la fumée si on a pris la peine de mettre un peu d’eau ou de surveiller.
Pour les surgelés (frites, nuggets, plats préparés), ça fait clairement le job. Ça cuit plus vite que dans un vieux four encastrable poussif, grâce à la taille plus contenue de la cavité. Le seul point à garder en tête : comme tous les petits fours, la température réelle peut être un peu au-dessus ou en dessous de ce qui est indiqué sur la molette. Une fois qu’on a fait 2-3 essais, on ajuste : parfois je baisse de 10-20 °C par rapport à une recette de four classique. Globalement, en performance pure de cuisson, c’est franchement satisfaisant pour un appareil de ce format.
Présentation : un four d’appoint qui joue dans la cour des grands
Concrètement, le Rommelsbacher BG 1805/E, c’est un four posable de 42 litres, en acier inox et noir, avec une puissance de 1800 W. Il propose 7 modes de chauffe : chaleur supérieure, chaleur inférieure, les deux combinées, un niveau de décongélation, et à chaque fois la possibilité d’activer la circulation d’air (chaleur tournante). La température se règle en continu de 80 °C à 230 °C, avec un gros bouton, à l’ancienne. Pas d’électronique compliquée, pas d’écran : trois molettes (température, mode, minuterie) et basta.
Il est livré avec plusieurs accessoires utiles : une broche de rôtisserie motorisée (annoncée pour deux poulets, en vrai un poulet bien dodu ça passe, deux petits ça se tente), une plaque émaillée, une grille chromée et un plateau ramasse-miettes amovible. La cavité est revêtue d’un antiadhésif et il y a un éclairage intérieur, ce qui est rare sur ce type de mini-four. La porte est double vitrage, avec un joint, et peut se démonter pour le nettoyage.
Niveau dimensions, on est sur un appareil qui reste compact pour 42 L. Il tient sans problème sur un plan de travail, ou dans un placard de cuisine si on a prévu la place (attention quand même à la ventilation autour, ça chauffe). On peut y mettre des moules jusqu’à environ 31,5 cm de diamètre, ce qui est suffisant pour une pizza maison ou un gros gâteau. Par contre, pour les très grands plats familiaux, il faudra accepter de réduire un peu les portions ou utiliser des plats plus petits.
En gros, ce four vise ceux qui veulent : un appareil polyvalent, capable de remplacer un four encastrable dans un petit logement, ou de servir de deuxième four. Pas de fonctions gadgets type vapeur, sonde, etc. Ici, c’est du simple et fonctionnel : on met la température, on choisit le mode, on lance la minuterie. Si tu aimes les appareils qui se règlent comme une vieille gazinière, tu seras en terrain connu.
Points Forts
- Bonne qualité de cuisson avec chaleur tournante et 4 résistances inox
- Rôtissoire motorisée efficace pour un poulet bien rôti
- Capacité 42 L suffisante pour un usage quasi « four principal » dans une petite cuisine
Points Faibles
- SAV et réponse du fabricant jugés faibles par certains utilisateurs
- Ampoule intérieure qui peut claquer rapidement et doit être remplacée à ses frais
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Rommelsbacher BG 1805/E est un mini-four/rôtissoire sérieux qui tient ses promesses principales : bonne puissance, cuisson homogène, vraie fonction rôtissoire, capacité suffisante pour remplacer un four classique dans une petite cuisine. On sent que le produit a été pensé pour cuisiner « pour de vrai », pas juste pour griller deux tartines. Les poulets à la broche sortent bien dorés, les pizzas et gratins sont bien cuits, et la chaleur tournante apporte un vrai plus par rapport aux modèles basiques.
C’est loin d’être parfait : le SAV semble un peu aux abonnés absents pour certains, l’ampoule intérieure peut claquer tôt, et il faut accepter un design à boutons très simple sans fonctions avancées. Mais sur l’essentiel – cuire correctement et de façon fiable – il fait le job. Pour quelqu’un qui vit en appartement avec une petite cuisine, en studio, en résidence étudiante un peu sérieuse sur la bouffe, ou pour un couple qui veut un deuxième four pour les grosses occasions, ce modèle a du sens.
Si tu cherches en revanche un four ultra précis avec sondes, programmes automatiques, connectivité ou une finition très haut de gamme, passe ton chemin, ce n’est pas sa cible. Ici, c’est du simple, du manuel, mais efficace. Perso, je lui mettrais une bonne note parce qu’il m’a permis de tout cuisiner sans prise de tête, avec un résultat plus que correct pour la catégorie et le prix.